La fin du P2P, quel avenir pour les téléchargeurs ?

The Pirate BayHadopi ou pas, le P2P est désormais chassé dans de nombreux pays.

La cible ? la faiblesse du P2P Centralisé : les serveurs (ceux que l’on appelle parfois les annuaires). De nombreux sites ont déjà fermés, d’autre tentent de survivre (pensée émue pour Mininova qui a supprimé jeudi 26 novembre 2009 tous ses torrents illégaux, au nombre de quelques milliards).

The Pirate Bay travaille sur une nouvelle exploitation du P2P,
l’occasion de rédiger un nouvel article !

* Dans le modèle Centralisé, les clients interrogent préalablement une base de données répertoriant tous les fichiers partagés. Dans le cadre du téléchargement illégal, ce sont ces serveurs qui sont pointés du doigt. Même s’ils n’hébergent pas les fichiers à proprement parler, ils les rendent accessibles et permettent aux internautes de se partager des fichiers.

p2p centralise

Les gouvernements ont donc trouvé le moyen d’arrêter l’hémorragie à la source sans avoir à sanctionner les téléchargeurs (leechers) qui restent eux aussi dans l’illégalité. C’est là qu’intervient l’arme de dissuasion qu’est Hadopi.

* Dans le modèle Décentralisé, le logiciel client ne se connecte pas à un unique serveur.
Le système est plus robuste mais la recherche d’informations est plus difficile.
Dans des systèmes décentralisés non-structurés (comme Gnutella), la recherche nécessite un nombre de messages élevé, proportionnel au nombre d’utilisateurs du réseau.

p2p decentralise

Dans les systèmes décentralisés structurés, une organisation est maintenue entre les nœuds. Elle se base sur les tables de hachage distribuées, permettant de réaliser des recherches en un nombre de messages croissant avec le nombre d’utilisateurs du réseau.

Aujourd’hui la plupart des annuaires européens ont supprimés tous leurs trackers illégaux, ou seront amenés à le faire très prochainement. Face à cette réalité juridique, The Pirate Bay a trouvé une alternative intéressante : le site ne distribue désormais que des torrents décentralisés ou par d’autres trackers libres (openbittorrent, publicbt…).
Le réseau DHT+PEX sera désormais utilisé pour trouver des sources.

En conclusion, je vous invite à lire l’alternative proposée par The Pirate Bay sur Clubic et c’est à lire impérativement !!
L’avenir du P2P est peut-être là !

Sources :
Wikipedia
l’histoire épique de The Pirate Bay sur wikipedia

4 commentaires sur “La fin du P2P, quel avenir pour les téléchargeurs ?

  1. Le principe des tables de hachage distribuées est de, pour synthétiser, partager entre les utilisateurs l’annuaire. Chaque utilisateur à donc un petit bout de l’annuaire.

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