Planetary Annihilation

Uber Entertainment ne joue pas le rôle du DRM Free avec Planetary Annihilation

Kickstarté durant l’été 2012, Planetary Annihilation a récolté 2.229.344$ au terme d’une campagne menée à la perfection. Les deux arguments phares de la campagne étaient l’absence de DRM, et une compatibilité multiplateformes Windows, Mac et Linux.

J’ai pris part à la campagne en investissant 50€ et en relayant la promotion de l’évènement. J’ai toujours été patient avec l’équipe, même lorsque cette dernière a annoncé la présence de DRM durant les phases d’alpha et béta-tests, afin de « protéger » le privilège des différents paliers de financement.

J’ai perdu confiance le jour de la sortie du jeu, en septembre 2014 : aucune nouvelle du retrait des DRM n’est venue. L’annonce est arrivée péniblement fin 2014, plusieurs mois après, sans la moindre explication. Et c’est là que ça a tourné au vinaigre.

D’abord, dans une FAQ sur Steam consacrée à cette question, il est indiqué que le mode LAN offline est accessible sans DRM. Pourtant, l’exécutable que tout acheteur du jeu trouve sur le site dans l’interface de son compte n’est (pour Windows) qu’un téléchargeur qui requiers la saisie du nom d’utilisateur et du mot de passe. Un DRM donc. La version Linux est en revanche une archive de 1,9Go qui permet bien de lancer le jeu.

Mais ça n’est pas tout. Une fois le jeu lancé, encore faut-il se rendre dans les paramètres réseaux pour forcer le mode offline, sans quoi le bouton multijoueurs reste grisé. Je me demande toujours l’utilité de cette fonctionnalité.

Et ce n’est pas encore fini. Lorsqu’on parvient enfin à créer une partie, après avoir forcé tous ses amis à installer Ubuntu et cherché sur le net comment leur permettre de voir votre serveur local, deux personnes utilisant le jeu sans DRM s’éjectent mutuellement de la partie, inexplicablement.

Le jeu, distribué soit disant sans DRM, est en fait compilé avec un nom d’utilisateur par défaut qui n’est pas modifiable. Échec et mat ? Heureusement non, quelqu’un a concocté un crack (!) qui permet de s’affranchir de cette dernière limitation et d’enfin pouvoir commencer à jouer avec ses amis.

5 commentaires sur “Uber Entertainment ne joue pas le rôle du DRM Free avec Planetary Annihilation

  1. Je n’ai pas backé ce jeu (et heureusement puisque c’est un bon gros foutage de gueule que ce studio a d’ailleurs payé lorsqu’il a présenté un second projet sur KS, si je ne dis pas de bêtises) mais j’ai moi aussi eu ce type de problème avec wastland 2, mon niveau d’engagement me permettant de jouer à l’alpha, j’avais hérité (sans autre choix) d’une version steam, version alpha qui devait ensuite se transformer en version commerciale sur steam (et son DRM steamworks donc).

    Il aura fallu plusieurs échanges mails avec inxhile et la grogne de plusieurs backers pour que le studio fasse marche arrière et respecte enfin la parole donnée, lors de la présentation du projet sur KS, qui était pas de DRM pour ceux qui le souhaitent (d’ailleurs, il n’a jamais été question de steam, ni d’early access, dans la présentation du projet au passage).

    Depuis j’ai arrêté tout financement participatif (le fait de m’être fait arnaquer 3 fois sur 4 projets financés, a été la goutte de trop) car le donateur ne bénéficie d’aucunes garantie et encore moins de la parole donnée et de la fiabilité des infos communiquées lors de la présentation du projet.

    Dommage, car j’étais vraiment très enthousiaste, au tout début de ce système de financement.

  2. Marrant, j’en ai backupé des jeux, je continue… et jamais eu de soucis DRM sur du DRM-free mais bon…
    Après, je préfère si c’est du Steam mais bon, c’est une autre histoire et ton billet prouve que si on DRMise trop : ça se fait cracker.

    Le jeu es bien quand même ?

  3. Je suis du même avais que Gilles, j’ai backé environ 30 projets (jeux majoritairement) et jamais eu de problème de ce type. Je fais de plus partie des backer pour Planetary Annihilation et perso je préfère l’avoir via steam, c’est beaucoup plus simple pour administrer mes jeux. Maintenant quand je vois sur les sites de téléchargements que même des jeux un peu indépendant se fait cracker dans tous les sens, je comprends que les petits studios souhaitent un minimum protéger leur création.

  4. 3DBidule, de fait j’apprécie aussi moyennement que l’équipe se lance dans la création d’un second jeu alors que le premier n’est pas terminé. J’aime bien recevoir des clés Steam, seulement en ce qui me concerne c’est le fait de l’acheter réellement (sans DRM) qui m’importe.

    Eh bien Gilles tu sais je n’ai jamais eu de soucis particulier avec les jeux terminés, comme au travers du Humble Bundle par exemple. C’est lors de crowdfunding que le problème peut apparaitre car les devs n’ont pas encore eu à affronter la réalité de leurs engagements. Je te rassure, en ce qui me concerne, le jeu est super ! 🙂 Il est assez bien équilibré quoi que la complexité d’une partie peut artificiellement prolonger sa durée de vie, c’est pour cela que je préconise de jouer avec un maximum de deux planètes (pour ne pas planquer le Commandeur dans l’immensité de la Galaxie, déjà que chaque planète se joue sur deux « étages » entre le sol et l’orbite).

    Comme je disais juste avant, je suis d’accord avec toi Willy : avoir une clé Steam est vraiment agréable. J’en dirais pas autant d’une clé Ubisoft ou Origin par exemple 😉 Donc en soit l’avoir sur Steam ne me dérange pas, mais quand l’un des arguments est que le jeu soit distribué sans DRM, ça me parait normal de tenir ses engagements.

    Faire des jeux sans DRM est une philosophie, ce n’est pas une contrainte. Il suffisait de ne pas le promettre et je n’aurais simplement pas backé le jeu. Le succès du Kickstarter est donc le résultat des promesses de la campagne auxquelles il faut ensuite se tenir. Si les devs estiment que réaliser le jeu sans faire un prêt à la banque est déjà en soit une réussite pour eux, c’est leur décision : le jeu terminé continue toujours de se vendre !

    L’intérêt de l’absence de DRM pour le client c’est d’avoir la liberté de le prêter à ses amis sans perdre du temps à chercher ou réaliser un crack. Parce que quand j’ai dépensé 50€ pour acheter un produit, je trouve parfaitement normal d’en disposer comme je l’entends, même si l’éditeur rouvre finalement de force la porte de mon domicile pour me forcer à signer un contrat qui stipule comment j’ai droit de me servir de ce qui m’appartient. C’est ça la liberté offerte aux jeux no-DRM, et ça se traduit souvent par de la promotion de l’acheteur envers ses amis, avec à la clé de nouveaux achats pour ceux qui souhaitent profiter des MAJ, de l’accès aux serveurs en ligne ou tout simplement remercier le travail qui a été fait.

  5. Sinon j’ai backé le projet « Midora » dont le dév. a annoncé qu’il avait dépensé tout le pognon mais que le jeu ne pourrait pas se faire car ils avaient eu les yeux plus gros que le ventre 😀
    Même pas une beta/alpha à tester.
    Finalement devant la grogne il est revenu en arrière, j’attends la suite avec du popcorn 🙂
    Et côté « autre », y’a le projet « AnonBox » qui était une grosse arnaque 😉

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